Les 24h de Roche la Molière (42) le 9 Juin 2007Vendredi 13h j’apprends par Erik qu’il ne pourra pas venir à Roche, pour les raisons que vous savez.( au passage je souhaite encore bien du courage et une bonne récupération à ta femme, Erik ).
C ‘est regrettable j’aurai apprécié faire un peu plus connaissance avec lui et en même temps avoir des conseils sur ce type de course que je ne connais pas, mais sa place est normalement auprès de sa femme.
Donc départ avec ma femme et mes filles pour Roche. C’est une première, elles ne m’ont jamais vu courir du début à la fin sur une course.
Arrivé vers 18h, on cherche de suite un emplacement dans l’enceinte du stade pour planter les tentes (des emplacement sont prévues autour du stade, à gauche pour les individuels, à droite pour les équipes), apparemment il ne devrai pas pleuvoir, mais on va quand même les planter sous de grands cèdres.
Pas mal de monde est déjà là, l’ambiance qu’il règne ici,

les grandes tentes plantées au milieu du stade, une pour la buvette, une pour la pasta et d’autre pour je ne sais pas quoi en fait, l’odeur de barbecue, me font pensé aux tournois de foot que je pratiquais à l’époque.
Trop tard pour les dossard…

. demain matin. Il ne nous reste plus qu’à se diriger vers la pasta . Des pâtes froides en salade et des pâtes bolognaise sont proposés.
Là je rencontre une connaissance qui est souvent dans les grands rendez vous, il est bien décidé à battre son record perso 141 je crois.
Aller au lit, demain la journée va être longue.
Averse pendant la nuit, aie

!! Ca y est demain on court sous la pluie.

Finalement au petit matin le ciel est dégagé, ouf. Il est 7h30, petit déjeuner et attente du briefing et de la photos souvenir à 10h45.

Ca va être un peu long, rencontre avec Christian, papotage…et repos.
Ca y est on fait un tour d’honneur

et on se place sur le départ avec les équipes devant. Elles ont un chasuble bleu.( Les équipes font un tour de 2 km et nous avons en commun simplement le tour de stade). L’organisateur nous précise que la doyenne à 90 ans et qu’elle veux faire 90 tours….

3…2…1…c’est parti pour 24h, déjà beaucoup d’émotion pour ce départ avec la musique qui va bien. Ca me le fait généralement sur des courses d’un genre différent.
J’essaie de me régler sur un petit rythme (mais pas facile quand on a l’habitude de courir à 16km/h)

et c’est la découverte du parcours.
On sort du stade et on attaque une montée d’au moins…..10 mètres,

puis on prend un petit chemin herbeux d’environ 400m qui longe le mur du stade et qui nous ramène sur celui ci,
on longe une longueur de piste ,( tient on passe à peine à 25 mètres de ma tente)

et on re rentre sur la piste (stabilisée) et cette fois nous en faisons le tour complet et ainsi de suite pendant les prochaines 23h54mn

. Agréable parcours, facile à se rappeler,

et quasiment souple sur la totalité, ce qui est une chance pour nos articulations.
Il y a un ravito bien garni….peut-être léger en salé, mais en tout cas chargé en accueils chaleureux.
Grâce à notre puce nous savons à chaque tour notre classement et le nombre de tour effectués.
Ce qui est motivant, je trouve.
Il fait très chaud, 35°

, beaucoup de personnes marchent. Moi je me sens bien, je cours même la montée, mais m’arrête à chaque tour au ravito pour boire.

Je suis régulier dans mon allure,

ma place varie entre la 11ème et la 14ème

. ( Je n’ai toujours pas reçu d’appel, je m’impatiente et trouve cela bizarre, ça valait bien la peine de prendre le tel.

)
Les heures passent assez rapidement, je ne ressens pas de monotonie, il y a bien une ambiance spéciale ici, avec des spectacles de danse sur le stade, la musique, les encouragements des équipes à leur coureur.
Mes filles sont là aussi et de temps en temps, chacune leur tour, elles courent un peu avec moi, quel plaisir !!!

Et notre doyenne, Maria, ou en est elle ? Et bien elle est toujours là, bien sur elle marche, mais elle est très régulière

et je me suis lancer le chalenge de lui dire bravo avec le pouce en l’air à chaque fois que je la doublerai, ce qui la faisait bien rire.
Christian, lui, avec pas mal de petits arrêts était serein et on sentait l’expérience agir.
Il est 19h et je commence à avoir les jambes un peu lourdes, et je pense à aller au massage en prévention, mais bon , il est un peu tôt, aller encore 1h et j’en profiterai aussi pour manger, ça me fera un bon arrêt.
1h de pose et j’en profite pour appeler Evelyne pour savoir si il y a un problème : vibreur mais sonnerie sous silence !!!

Ca me rassure…
Soupe et massage mont fait du bien…et me voilà repartie. La podologue est introuvable dommage, une ampoule me gène.(Ca ne vaut pas Isabelle de Crest).
Je décide d’alterner marche et course pour la nuit et c’est là que je m’aperçois de mon erreur,

ceux qui marchaient dans l’après midi, maintenant, avec la fraîcheur de la nuit ont un rythme plus régulier. J’ai juste fais l’inverse, tant pis je garde un bon rythme en marchant, en fait je ne cours que sur la piste du stade.
Bientôt la mi course, ça fait quand même bizarre de se dire qu’à 12h de course on en a fait que la moitié,

il vaut mieux se dire que l’on est dans la partie descendante.
La nuit se passera ainsi, à blaguer avec les bénévoles, à encourager notre Maria qui c’est couverte mais qui est toujours là ,

à répondre au tel. et bien sur à tourner.

J’ai les jambes qui s’alourdissent de plus en plus vite maintenant, ce qui nécessite 2 massages durant la nuit, et au 2ème la podologue est enfin là. Malheureusement ce n’est plus une, mais quatre ampoules au pied droit qu’elle me soigne.
Là le retour sur la piste fût affreux, je n’arrivais plus à marcher, la fraîcheur de la nuit avait eu raison de mon débardeur et de ma fatigue, j’étais frigorifié.

Cet à ce moment là que j’ai pris un coup au moral,

c’était une drôle de sensation, pas un ras le bol, une envie d’arrêter, non, une impression que les nerfs vous lâchent, une envie de pleurer…

.Et je vous garantie qu’on se sent seul à se moment là. J'étais dans un sale état.
Ce tour de stade jusqu’à mon sac à sans doute était le plus long des 24h. Et comme un « malheur » n’arrive jamais seul, le tableau avec le classement est subitement tombé en panne.
Dommage ç’était bien pratique.
Je me suis rajouté un t-shirt et j’ai continué, me doutant bien qu’en re chauffant la machine, ça irai sans doute mieux physiquement et naturellement, mentalement.
Effectivement 2 ou 3 tours plus tard, plus besoin de t-shirt et je remarchais normalement, mais je ne me remis à alterner avec la course qu’avec le lever du jour. Les appels de Nicnic de Jym et de Eve m’ont fait du bien aussi, merci à eux.
Notre ami Christian quand à lui, avait, pendant un bon moment, eu l’air de retrouver un 2ème souffle, il ne s’arrêtait plus de tourner.
Ca y est il est 7h, ça fait 20h

, plus que 4h et là tout reviens en même temps, le moral, le soleil, les spectateurs, et même ma femme qui se réveil et à qui je fais un petit bisou en passant, ah, ça va mieux.
Les heures défilent un peu plus vite maintenant 21h , 22h , et 23h, la dernière. Et la températures monte très vite. Je m’étais promis que la dernière, si je pouvais , je courrai,

alors je me remis à courir sur tout le parcours et j’enchaînais les tours sans savoir exactement ou j’en étais.

Tiens voilà Maria, un dernier bravo et elle me dit avec un grand sourire : « c’est mon dernier tour !! » Incroyable, quel courage, je l’embrasse

et continue, il y a quelques tours à faire encore.
Et puis voilà le dernier décompte 10, 9………2,1,zéroooooooooo !!!!!!
Ca y est, je l’ai fait, je suis heureux,

c’est un instant magique !!
Je passe la ligne en…….. 24h.
147km et 22ème, ça me va !!!
On regroupe les individuels et c’est ensemble que nous passons la ligne d’arrivé, sous les applaudissements des équipes et des spectateurs, c’est un moment inoubliable…..
Et même si il faut que je m’allonge car la tête me tourne,

(je pense que c’est dû à l’arrêt net et la chaleur) ça ne gâchera rien à la fête, même si j’ai mis un petit moment à m’en remettre.
Repas, remise des prix et retour maison !!!
J'en garde un super souvenir, super expérience!!
Une organisation et des bénévoles au top!!!
Désolé de faire aussi long,

je n’y arrive pas. En plus, plus la course est longue plus il y en a.
Rassurez vous je n’ai pas envie de faire les 6 jours d’Antibes !!!!!!!!!!
